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Aquarelle et encre de chine s'allient pour des imaginations de portraits d'humains révélant leur coté poético-animal et aussi pour imager une cohabitation fantasmée entre l'Homme et la Nature .

LES ATELIERS DE LORIENT

9 route de Lorient 33670 Sadirac

06 29 61 44 25

noemie.boullier@gmail.com

FaceBook : noemieboullierpeinture

 

Partage de l’atelier avec

Gwénola Boullier

Marina Boullier

Jean-Francois Bourlard

 

HORAIRES:

Lundi au jeudi : 16h/19h

Vendredi au dimanche : 11h/19h

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Cochon et nageoires. aqurelle 50x70 cm.j
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ARTISTES INVITÉS

Aux Ateliers de Lorient
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Série « Augures » - 2019

En 2017, je démarre la série « Aléas » au volant de ma voiture : irritée par le temps perdu dans les embouteillages, culpabilisée par l’usage répétée de ma voiture, je décide de mettre à profit ces trajets en photographiant chaque jour le décor du trajet par la vitre.

L’une des premières photographies présente des traces de doigts sur les portes arrière d’une camionnette, traces qui révèlent la silhouette d’un petit personnage espiègle… ce sera le point de départ de cette nouvelle série : « Augures ».

A la recherche de nouvelles évocations dans les traces de pollution des pots d’échappement, je récolte à l’aveugle des vestiges d’empreintes à l’arrière des véhicules.

Les images n’apparaissent pas immédiatement, après une étape de révélation numérique, je lis dans la photographie comme dans le marc de café : paysages, visages et créatures apparaissent... comme des signes… de bonne ou mauvaise augure.

A l‘époque romaine, les augures étaient des prêtres responsables de la divination officielle et de l’interprétation de la volonté des dieux.

Ils étaient chargés d’observer le ciel et les oiseaux afin d’en tirer des présages. Aujourd’hui, augure se dit pour l’idée que l’on se fait de l’avenir d’après certains signes.

Les signes révélés ici sont aussi à interpréter : à chacun d’y déceler ses propres images, ses propres présages. « Nos yeux voient ainsi tout ce qui est susceptible de nous rassurer, notamment le fait qu’il y ait un sens et un ordre dans l’univers, ou mieux, un univers à visage humain !* »

ANNABELLE ROY

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Je suis simplement une personne qui cherche à s’ouvrir vers une liberté d’expression dans un espace et dans un contexte toujours plus étriqué, et encore plus aujourd’hui, dans un univers plus automatisé.

Il est indispensable d’avoir l’énergie d’établir une relation, un échange et une créativité pour extraire la moindre image.

Si on ose regarder franchement, l’image nous apportera et déplacera en nous toutes nos attentes.

S’il y a des significations communes que nous partageons devant telle ou telle image, cela n’est pas porté par l’image elle-même mais par seul fait que nous possédons une culture de rencontre commune à un moment donné dans un contexte donné.

Partant de cette évidence, il nous faut admettre que d’autres puissent avoir une interprétation, une sensibilité, une appropriation différentes.

Ce qui signifie nullement que toute interprétation se vaut ou que tout propos sur une image ne serait pas critiquable, contestable.

La qualité esthétique, langagière ou sensible d’une image est une co-construction complexe qui se joue entre un émetteur et un récepteur.

Pour ma part, la photographie, n’est qu’un outil de rencontre, un outil pour approcher un monde inconnu. Le moment photographique, “l’instant”, n’est lui qu’un fragment de vie égoïstement consommé.

On échange avant et ou après, mais au moment de saisir l’instant sur une partie sensible, l’outil photographique, n’a plus d’importance, c’est autre chose qui rentre en compte, qui nous déborde, nous réjouis et par moment nous émeut.

A l’opposé des formats de beauté, imposés par notre société, j’ai tenté à travers mes photographies de retranscrire un autre parcourt, peut-être moins soporifique, moins sophistiqué, surement plus spontané et plus naturel.

Le parti pris est de montrer ceux dont on ne parle pas ou pas assez, que l’on stigmatise ou que l’on oublie de regarder.

Plus que jamais, après toutes ces rencontres, je fais partie de ceux qui marchent avec le vent, comme un voilier épousant les océans, en portant le regard le plus loin possible pour être plus proche de nos semblables.

PAUL ROBIN

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